Durant le mois de novembre 2007, l’Università di Corsica a été évaluée par un organisme indépendant du Ministère appelé AERES (Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur).
Le rapport est positif dans l’ensemble, surtout en ce qui concerne le pilotage, la pédagogie et la stratégie globale de l’Università, mais met aussi en avant les carences de suivi et d’accompagnement des étudiants (notamment ceux en situation d’abandon ou d’échec), ce qui nous conforte dans notre demande de suivi personnalisé de l’étudiant prise en considération par la Présidence de l’Université depuis les dernières élections.
Le rapport fait état des problèmes liés à l’intégration de l’IUFM de Corse, qu’il impute à des conflits idéologiques entre “républicains” de l’IUFM et “défenseurs de la langue corse” de l’Université. Cependant, il nous semble que le problème provienne essentiellement de l’instance dirigeante de l’IUFM qui ne se conforme pas à la loi du 23 avril 2005, qui prévoit son intégration à l’Università au plus tard en avril 2008, en ne fournissant aucun document à l’Università et en refusant systématiquement les réunions de travail proposées par l’Università, comme le souligne le Président Aiello dans ses remarques à la fin du rapport.
Le rapport critique les modules obligatoires de Langue Corse dans l’offre de formation de l’Università et préconise de les rendre facultatifs. Nous sommes entièrement d’accord avec la réponse du Président Aiello qui réfute cette proposition, d’autant plus que l’apprentissage de la langue corse a été reconnu à l’unanimité à la CTC comme “facteur d’intégration et de cohésion sociale”.
Enfin, le rapport fait état du recrutement trop endogène de l’Università selon les experts. En effet, comparée aux autres Universités françaises, l’Università embauche en proportion beaucoup plus de ses propres diplomés. Ceci nous semble tout à fait normal et nous n’accepterons en aucun cas que l’Université change sa politique de recrutement dans les années à venir. Il nous semble illégitime de demander de recruter plus de gens de l’extérieur pour pourvoir des postes vacants à l’Università, quand celle-ci dispose de jeunes diplomés ayant toutes les compétences requises et qui sont issus de l’Università.
Voici le rapport complet de l’AERES et la réponse du Président Aiello: