Nous avons débattu avec le Vice Président du CEVU sur la question de l’assiduité en cours des étudiants.
Tout d’abord, nous avons insisté sur le fait que les étudiants sont des adultes responsables qui savent bien où se situent leurs intérêts, et que, en conséquence, d’instaurer un système de cours obligatoires sur tout le cursus universitaire comme l’IUT serait voué à l’échec.
Cependant, nous pensons que la proposition du VPCEVU de suivre plus particulièrement les étudiants de première année par un contrôle des absences afin de les aider à passer du système lycéen au système universitaire est une bonne chose.
Ensuite, les autres années devenant des années de spécialisation, il est envisageable de ne pas mettre de cours obligatoire en dehors de la spécialité disciplinaire choisi par l’étudiant lui même.
En effet, l’étudiant ayant choisi une spécialité il est normal qu’il se doive d’y être présent.
Voici toutes les propositions que nous avons faites au VPCEVU afin de favoriser l’assiduité en cours des étudiants, sans les contraindre pour autant à suivre tous leurs cours de manière obligatoire.
Le premier point serait de valoriser le sentiment d’appartenance à l’Université.
Nous pourrions valoriser l’implication étudiante au service de la communauté universitaire, favoriser une attitude de soutien aux activités du campus (équipes de sport par exemple), ou bien mettre les associations étudiantes au centre d’une politique d’animation des campus par le biais d’évènement…
Le second point serait de garantir de bonnes conditions matérielles d’accueil.
Il serait nécessaire d’avoir des salles disponibles, agréables, propres et adaptées aux cours. Mais aussi des effectifs raisonnables pour favoriser les échanges avec les enseignants et entre les étudiants. Par exemple, pas de TD de plus de 25 étudiants en droit et de 35 à 40 maximum en Masters. Enfin, grâce à des horaires favorables, sans extrêmes systématiques, avec un temps assez large pour déjeuner ou pour changer de site.
Le troisième point serait de garantir de bonnes conditions pédagogiques d’accueil.
Nous pourrions donc favoriser l’animation pédagogique et culturelle à l’initiative des équipes pédagogiques, informer sur les contenus des matières qui sont souvent complexes et incompréhensiblement, avec des aides pour les difficultés passagères et aussi des aides à la réorientation (grande semaine de réorientation à la fin du premier semestre de L1).
Le quatrième point pourrait être de favoriser les projets d’avenir.
Nous pourrions ici offrir sur contrat d’assiduité des suppléments de formation sur projet, faire des épreuves en préparation de concours avec des formats des examens progressivement rapprochés de la durée des épreuves du concours, en inscrivant les étudiants dans un projet d’insertion (ouverture d’esprit et conférences métiers), et enfin en valorisant les stages et les initiatives étudiantes (par exemple garder en informatique les rapports de stage, primer 1 à 2 stages par composantes…).
Le cinquième et dernier point était de refaire entièrement l’amphitéâtre ribellu.
En effet, ce dernier ne permet en aucun cas aux étudiants de suivre des cours dans de bonnes conditions et encore moins de prendre des notes convenablement, c’est pourquoi sa réfection doit être une priorité.
Toutes nos propositions ont été attentivement écoutées par le VPCEVU qui les a présenté au dernier CEVU avec un premier écho favorable, il va maintenant falloir convaincre de le mettre en application le plus vite possible.