Notre syndicat, a Ghjuventù Paolina, qui appelait à manifester aux cotés de toutes les organisations nationalistes le samedi 12 janvier et qui a participé à l’occupation de L’Assemblée de Corse tient à régir suite à l’incendie et aux réactions de la classe politique insulaire.
Alors que les organisations tenaient une réunion pour définir une position commune et les suites à donner à la mobilisation, un incendie s’est déclaré et c’est pour cela que l’occupation a été levée.
En effet, contrairement à ce que nous avons pu entendre ou lire, le blocus n’aurait pas été levé ainsi si il n’y avait pas le feu. Nous avons pendant la réunion avec les organisations présentes exposées notre point de vue sur ce qu’il fallait faire et la mobilisation populaire. À la fin de la réunion où les débats ont parfois été houleux, un tour des organisations que nous avons commencé a été entrepris.
Voici notre position:
-il faut savoir que Messieurs Rocca Serra et Santini nous ont proposé une réunion dans les semaines à venir pour parler de la répression et du problème du rapprochement des prisonniers politiques, et de monter à Paris avec les députés et sénateurs de l’île pour en parler avec l’état français; il faut savoir aussi que ces Messieurs ont fait ceux qui n’étaient pas au courant de la répression qui sévit actuellement en Corse et qu’ils fallaient que l’on leur apporte des preuves.
-Devant tant d’hypocrisie de la part de ces “élus”, qui ne se sont manifestés qu’après 20h00 et qui ne pouvaient pas venir ou faire venir d’autres élus ce samedi, mais qui le lendemain matin étaient au grand complet pour condamner l’incendie pour que l’on ne parle plus des revendications de la mobilisation, notre syndicat qui a exprimé en premier sa position a refusé leurs rencontres en estimant que l’on nous prenait pour des imbéciles une fois de plus et que nous n’accepterions de les rencontrer qu’après:
qu’ils reconnaissent et dénoncent la répression injustifiée et la violence de l’état (il faut qu’ils arrêtent de faire comme si ils n’étaient pas au courant, tout le monde sait ce qui se passe en Corse, c’est simplement que ce sont des politiciens qui ne prennent pas leurs responsabilités et non des politiques qui ont le courage de dire tout haut ce qui se passe pour ne pas se froisser avec l’Etat français qui les a mis en place en favorisant leurs méthodes clanistes et clientélistes sans qu’ils ne soient jamais inquiétés par la “justice” française)
qu’ils réclament haut et fort le respect de la loi française, et oui française, qui prévoit le rapprochement des prisonniers politiques, en conformité avec les promesses du président de la république française et les Droits de l’Homme et du Citoyen, qui, et ça ils le savent et ils en ont la preuve par la loi, n’est pas respecté par la france. Donc la france ne respecte pas ses propres lois dès lors que cela concerne des corses nationalistes, c’est une preuve flagrante de la justice à plusieurs vitesses de la soi-disante république française qui se veut démocratique avec la séparation des pouvoirs, donc sans pression sur la justice par les politiques. Cela de plus est facilitée par le fait qu’il y a une cour spéciale pour juger les nationalistes qui ne se préoccupe pas du tout de savoir si la loi sur le rapprochement des prisonniers politiques est respectée, parce que tout simplement elle n’est pas indépendante du pouvoir politique.
Ceci étaient les conditions pour nous acceptions de les rencontrer mais cela les mettaient devant leurs responsabilités et les engagements oraux qu’ils ont pris maintes fois devant notre peuple.
-Ensuite, nous avons estimé que cette manifestation était un succès politique fort et comme l’avait proposé d’autres organisations, que nous étions d’accord pour lever le blocus mais seulement après avoir demander leurs avis sur les suites à donner à l’occupation et à la mobilisation aux militants qui étaient restés nombreux avec nous à l’Assemblée.
-En effet, nous estimons que par respect pour les militants cette décision ne nous appartenait pas à nous responsables d’organisations mais concernait tous les militants présents.
Et ce dernier point, toutes les organisations étaient d’accord c’est pour cela que nous sommes étonnés de voir dans les médias que la décision de lever le blocus avait été prise lorsque l’incendie s’est déclaré.
Mais nous sommes conscients que ces explications sont longues et que les médias en auraient surement coupés une bonne partie, ce qui aurait preté à confusion et le message que les organisations ont voulu faire passer dans la presse auraient ainsi sans aucun doute été dénaturées. C’est surement pour cela qu’ils ont fait passer que la décision de lever le blocus avait été prise mais ce n’était que la décision des organisations qui s’étaient presque toutes exprimées en dehors du Rinnovu.
-Parce qu’il faut savoir que la réunion entre les organisations avaient pour but de définir une position commune qui devait être soumise ensuite aux militants qui étaient restés. Ce n’était pas la décision définitive, il aurait fallu qu’elle soit acceptée par les militants pour que le blocus soit levé, mais alors que tout les partis s’étaient exprimés et que cela allait être au tour du Rinnovu de s’exprimer, dernière organisation qui n’avait pas encore définie sa position, on est venu nous signaler qu’il y avait un incendie et donc que par mesure de sécurité il fallait évacuer et faire évacuer.
-Cet incendie est déplorable car les organisations étaient toutes d’accord à la fin de la réunion sur la nécessité de demander aux militants leurs avis avant de prendre une décision, chose qui était devenue rare.
Nous pensons que les miltants auraient surement été d’accord avec la position des organisations car la mobilisation avait été un véritable succès politique avec une occupation symbolique très forte et dans la dignité en évitant les affrontements avec les forces de l’ordre, mais aussi parce que nous mettions à jour les fausses promesses et le manque de courage politique de la classe politique au pouvoir en Corse comme très rarement nous en avons eu l’occasion, et nous refusions unis de nous prêter à leurs réunions sans intérêt tant qu’ils ne tiendraient pas parole et ne se positionneraient pas clairement contre la répression politique en Corse.
Cet incendie est déplorable parce que maintenant les médias à qui il faut des actions d’éclat comme l’occupation de l’Assemblée pour qu’ils transmettent nos revendications, et encore le soir de l’occupation il n’y a eu que deux minutes de reportage sur france3 Corse, ne vont passer plus que des informations sur l’incendie et les condamnations de la classe politique traditionnelle (presque 10 minutes là dessus le dimanche) noyant ainsi nos revendications et en nous présentant comme des voyous.
-Cependant, nous ne savons pas qui a mis le feu aux bureaux de Santini et cela ne nous étonnerait pas le moins du monde que ce soit des policiers en civils (cela s’est souvent déroulé par le passé et a même été prouvé avec Bonnet et ses sbires qui ont cependant été condamné à des peines ridicules).
Et même dans le cas où ce serait des militants nationalistes, comment pourrait-on le leur reprocher lorsque l’on sait les violences policières que subissent les nationalistes qui se retrouvent privés de leurs droits civiques, qui voient leurs portes et vitres explosées à 06h00 du matin sans aucune précaution pour savoir si il y a du monde derrière, qui sont violentés avec femmes et enfants à qui l’ont met des armes sur la tempe au sorti du lit, à qui l’ont prélève l’ADN avec des décisons de justice qui interdit la police de le faire, à qui on vole des brosses à dent pour prendre l’ADN des militants de façon illégale encore une fois sans respecter la loi française mais là il n’y a pas de sanctions ni d’enquêtes, à qui on ment délibérement en garde à vue, à qui on met des pressions énormes pendant les gardes à vue en menaçant femmes et enfants, en leur faisant dire tout et n’importe quoi pour pouvoir utiliser des morceaux de Procès Verbaux dans d’autres gardes à vue et dire aux gens en garde à vue qu’ils ont été balancé alors que cela est faux, que l’on met en garde à vue pour la même raison plusieurs fois en les libérant au bout de 24h ou plus pour les reprendre après et continuer à leur mettre la pression pour qu’ils disent n’importe quoi…
Pour toutes ses raisons, nous ne condamnerons jamais et nous comprendrions si ce sont des miltants qui ont agit ainsi, car c’est qu’ils s’en sont pris aux bureaux de celui qui ne peut pas venir à l’Assemblée le samedi ou envoyer quelqu’un, mais qui le dimanche se réunit au grand complet avec ses amis pour condamner l’incendie et noyer les revendications de la mobilisation pour ne pas avoir à prendre ses responsabilités et ne pas déplaire à Paris. C’est qu’ils s’en sont pris aux bureaux de celui qui feint de ne pas être au courant des violences de la police en Corse et du non respect de la loi par la police quand même le batonnier d’Ajaccio et la CGT s’en inquiètent.
En conclusion, si l’incendie n’était pas souhaitable, on ne sait pas qui a déclenché l’incendie et au cas où ce serait des miltants sincères nous ne le leur reprocherions pas car l’Assemblée de Corse est assurée et sera remboursée mais surtout parce que les violences policières en Corse depuis toujours mais surtout depuis un mois se font sur des biens mais aussi sur des personnes parce qu’ils sont nationalistes. Donc pour ces Messieurs on peut s’en prendre à l’intégrité morale et physique de corses nationalistes ou de corses qui ne sont même pas, à leurs biens en leurs confisquant leurs matériels informatiques ou autres et cassant tout chez eux à 06h00 du matin, ça ce n’est pas grave mais le fait que leurs bureaux de l’Assemblée aient brulé est plus important que l’avenir et le bien être de gens qui font parti de leur peuple: c’est la position qu’ils adoptent en ne condamnant jamais les violences policières alors qu’ils en sont tous à faits conscients.
Pour cela, nous condamnons fermement la classe politique traditionnelle corse pour son mutisme contre les injustices et les violences faites à des corses à cause de leurs opinions politiques ou de leurs fréquentations.
17 ghjennaghju 2008 à 20:38:14
merci ghjuventù paolina de tenir à jour stu situ chi me permet de savoir ce qui se passe dans mon paese il est vrai que toutes les informations sont trafiquees et minimisees et que les medias au ordre de l’etat ne font passer comme infos que les faits divers tel ce fameux incendie qui fut pour eux le bienvenu n’hesiter pas en m’envoyer des mails en
etant prudent quand meme sur le net.
lotta ghjuventu. Vi ringraziu.
Strada diritta é core in fronte.
Amicizia. Pace e salute.