Le mercedi 21 mai 2008, à 9h30, s’est tenu un Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU) au Palazzu Naziunale.
Nous y avons défendu encore une fois la neccessité de mettre les plans des cours en ligne et de rentrée dans le principe des Universités Numériques Thématiques, que le Ministère a déjà répertoriés au nombre de 7.
Nous avons demandé de faire une prérentrée de 3 jours avant le début des cours en septembre et d’y associer des étudiants, afin de mieux faire comprendre aux étudiants qui arrivent le fonctionnement de l’Université mais aussi tout ce auquel ils ont droit.
Nous avons insisté auprès du corps enseignant de la neccessité de mettre en place un véritable suivi personnalisé des étudiants dès la rentrée afin d’intégrer au mieux et le plsu vite possible les nouveaux étudiants, mais aussi de lutter contre l’échec ou les mauvaises orientations des nouveaux bacheliers.
Nous avons également demandé de mettre en place des anales des examens en ligne pour permettre aux étudiants de savoir à quoi s’attendre le jour des examens.
Enfin, nous avons demandé au moment de la présentation des activités du SUAPS et du CCU de l’année écoulée de changer de fonctionnement, c’est à dire de passer de 10 à 8 présences obligatoires pour obtenir la note de 20/20. Mais aussi de pouvoir être notés dans l’activité qu’ils ont choisi en début d’année n’importe quel soir de la semaine, à raison d’une présence comptabilisée par semaine, afin de ne pas pénaliser les étudiants.
Voici le compte rendu:
Le premier point à l’ordre du jour était l’approbation du Procès Verbal du CEVU du 18/03/06: adopté à l’unanimité.
Le second point était l’approbation des calendriers 2008/2009.
Le calendrier des PCEM ne répondant pas aux mêmes exigence que celui des autres composantes de l’Université, le département Santé a présenté son calendrier prévisionel qui a été adopté à l’unanimité.
L’Université a proposé une prérentrée le jeudi 11 septembre 2008 à 10h00.
Nous avons demandé de faire une prérentrée sur 3 jours et donc du mercredi 10 septembre au vendredi 12 septembre, mais aussi d’y associer des étudiants, car il ressort des récentes enquêtes sur la question que les nouveaux étudiants sont plus receptifs aux messages portés par les étudiants qu’à ceux portés par les instances universitaires.
Le principe a été adopté par le conseil.
Nous avons également demandé aux différentes composantes de prévoir les calendriers des vacances aux mêmes périodes, afin d’éviter d’avoir des étudiants qui ont cours et d’autres qui sont en vacances pendant des périodes différentes comme cette année.
Les différentes composantes nous ont assuré qu’elles allaient se consulter pour éviter cela, mais que l’UFR de droit comportant plus de cours que l’UFR de lettres par exemple, les étudiants de droit auront moins de vacances que ceux de lettres.
Cependant, toutes les UFR n’ayant pas encore délibéré leurs calendriers prévisionnels, l’adoption des calendriers définitifs est reporté au CEVU du mois de juin.
Le troisième point à l’ordre du jour était la vie étudiante.
Il y avait deux demandes de domiciliation d’associations étudiantes qui ont été accepté.
La première est une association pour la promotion de l’archéologie universitaire corse par le biais de colloques, de publications scientifiques et de vulgarisation, d’expositions, d’interventions auprès de scolaires…
La seconde est une association étudiante appelée Association pour le Tourisme Durable, qui comme son nom l’indique a pour objet de promouvoir le tourisme durable.
Ensuite, le voyage pédagogique de l’association d’italien Dolce Vita nous a été présenté. Il en ressort une gestion rigoureuse des subventions attribuées et un voyage parfaitement organisé.
Toutes les bourses de mobilité attribuées par l’Université de Corse via le CEVU via le CA ont été attribuées par la CTC.
Cependant, les étudiants qui partent en stage ne touchent leurs bourses en moyenne que 6 mois après que le CA aient envoyés les dossiers à la CTC.
Ce qui fait que les étudiants ont déjà effectuer leurs stages lorsqu’ils touchent enfin leurs bourses.
Le VPCEVU propose d’attendre le départ effectif de l’étudiant avant d’envoyer les dossiers à la CTC, ce qui permettrait en cas d’annulation du stage par l’étudiant de ne pas perdre de mensualités, et ainsi pouvoir attribuer ces mensualités à d’autres étudiants, qui eux, partiraient réellement.
Le quatrième point à l’ordre du jour concernait les bilans et activités de différents services.
Le bilan du SUAPS montre un taux d’inscrit stable tout comme le CCU.
Le SUAPS demande le réfection de certaines installation sportives et du matériel de musculation supplémentaire. Il demande aussi une harmonisation des calendriers des composantes, comme nous, afin de ne pas pénaliser les étudiants.
Cependant, le SUAPS préconise qu’une partie de la note mise à l’étudiant prenne en compte l’implication de celui ci par leurs soins.
Nous avons demandé que le système mis en place, où une présence équivaut à deux points, ne soit pas changé.
Nous avons même été plus loin en demandant de passer de 10 présences à 8 présences pour obtenir 20/20.
En effet, il nous semble que de pénaliser les étudiants s’ils ne sont pas présents à 10 séances sur 12, sans compter qu’il y a les vacances au milieu, est intolérable et de vouloir leur mettre des notes en fonction de leurs implications est inconcevable.
Le SUAPS, tout comme le CCU pour lequel nous demandons la même chose, doivent rester des activités ludiques.
De plus, ces activités sont souvent situées entre 18h00 et 20h00, ce qui pour des étudiants ayant eu une longue journée de cours peut être pénible, nous demandons donc également que les étudiants inscrits le mardi soir puissent bénéficier de ces deux points un autre soir de la semaine, dans la limite de deux points par semaine, et sortir ainsi du système actuel qui pénalise les étudiants.
Le SUAPS demande de limiter l’organisation de tournois par les associations étudiantes à deux fois par semestre car cela pénalise leurs étudiants qui ne peuvent pas suivre leurs cours à une date fixe (seulement le mardi par exemple).
Notre proposition permettrait de ne pénaliser personne même en cas de tournoi.
De plus, il est inconcevable que les associations étudiantes passent après le SUAPS. C’est pourquoi nous nous sommes fermement opposés à cette requête du SUAPS.
Nos associations étudiantes doivent pouvoir organiser leurs manifestations quand bon leur semble pour pouvoir financer leurs projets. Les installations sportives ne sont pas la propriété exclusive du SUAPS.
En ce qui concerne le sport de compétition (CRSU), les effectifs sont en baisse, 110 cette année contre 150 l’année précedente, mais l’intégration des STAPS qui n’avaient pas le droit d’y participer jusqu’à cette année est à reconduire au vu des bons résultats sportifs obtenus par le CRSU de Corse.
Cependant, le CRSU demande la création d’un poste de Directeur du CRSU et d’un poste de secrétaire du CRSU pour pouvoir fonctionner dans de bonnes conditions, revendications que nous comprenons et que nous approuvons.
Le CCU présente des effectifs stables d’environ 650 étudiants.
Son activité va s’intensifier l’année prochaine car le CCU disposera enfin d’une salle adaptée, la salle Cultura.
L’Université Inter-Âges (UIA) va continuer ses activités culturelles pour favoriser le développement personnel des participants et contribuer à la transmission du savoir entre les générations.
Cette année, l’UIA a organisé 13 conférences et a déjà 6 autres conférences de prévu pour le premier semestre de l’année prochaine. Cette année la participation moyenne était de 110 participants.
Nos requêtes seront à l’étude lors du prochain CEVU du mois de juin.
Le cinquième point concernait des opérations diverses et leurs tarifs d’inscription.
Comme l’an passé, une école d’été en partenariat avec l’Université de Porto Rico sur le thème des études patrimoniales est organisée en Corse de mai à juillet 2008.
Ce sont 15 étudiants de Puerto Rico qui vont être accueillis, pour travailler en collaboration avec des étudiants d’art de l’Université de Corse, sur le fait architectural dans sa globalité (sociologie, linguistique…).
Les frais d’inscription seront de 1000 euros par étudiant et cela permettra aux étudiants d’acquérir un diplôme universitaire en Etudes Patrimoniales conjointement validé par les deux Universités et certifiant le niveau international (européen et américain) de compétence des étudiants.
Une Université européenne d’été se tiendra du 3 au 7 juillet 2008 à l’Université de Corse, sur les thèmes de l’Economie solidaire, économie sociale, tiers secteur, entreprises sociales, débats théoriques, afin de permettre à des doctorants de partager leurs parcours de recherche et de bénéficier d’un encadrement par des experts du secteur.
Les frais d’inscription pour les étudiants s’élèvent à 50 euros.
Le point suivant concernait les certifications en langue.
Il a été proposé que les certifications, qui aujourd’hui ne sont pas obligatoires et proposées en dehors des examens de l’Université, malgré le fait que l’Université dispense des cours d’une langue au choix dans toutes ses formations, deviennent l’examen final de langues.
Nous sommes favorable à ce dispositif.
En effet, étant donné que les étudiant passent de façon obligatoire un examen de langue étrangère dans chaque diplôme, le fait de passer la certification au lieu d’un examen préparé par l’enseignant permettra aux étudiants d’obtenir un diplôme supplémentaire, qui s’avèrera précieux dans l’établissement de futurs CV.
Il a également été proposé d’organiser des stages intensifs de Français Langues Etrangère (FLE) pendant l’été, avec mise en situation de deux semaines avant la rentrée de septembre pour les étudiants étrangers souhaitant s’inscrire à l’Université de Corse.
Ce système, pratiqué par nombre d’Université continentale avec succès, permettrait à l’Université de fonds supplémentaires et serait un atout supplémentaire pour notre Université, qui compte pas moins de 500 étudiants étrangers.
Mais le FLE Erasmus normal dispensé pendant l’année (44h) est à conserver car il fait parti des critères de choix des étudiants ERASMUS pour venir à l’Université de Corse.
Le sixième point à l’ordre du jour concernait les conventions.
Un nouveau système de convention a été élaboré afin d’éviter tout problème.
Toutes les conventions ont reçu un avis favorable.
Le septième point concernait le plan pluriannuel de réussite en licence et des informations sur le projet polytech (lire l’article suivant).
Avec ce nouveau plan Pécresse, la première année de licence L1 devient une année très générale où l’accent est mis sur le renforcement des savoirs fondamentaux avec pour but de combler d’éventuelles lacunes des nouveaux étudiants.
Une autre de ces dispositions est de considérer que la spécialisation disciplinaire dès la L1 est une erreur, d’où les actions menées en L1 en faveur de la pluridisciplinarité, afin de permettre aux étudiants qui se seraient tromper de filière de pouvoir se réorienter sans avoir tout à rattraper, ce qui éviteraient les abandons massifs dès la première année.
Une autre nouveauté est le renforcement des compétences tranversales (langues étrangères et Technologies de l’Information et de la Communication) et l’apprentissage de méthode de travail (méthodologie disciplinaire, renforcement de la maîtrise de l’expression écrite et orale).
Au niveau de l’encadrement, ce qui devrait être proposé aux étudiants de première année pour l’année 2008/2009 va totalement dans le sens de notre revendication personnalisé de l’étudiant.
Toutes nos revendications devraient être mises en oeuvre pour pouvoir permettre à l’étudiant de réussir ses études.
En effet, les étudiants seront associés au dispositif de prérentrée qui se déroulera sur trois jours et non plus sur une seule journée. Le fait que des étudiants de L3 et de Masters y participent devraient rendre la prérentrée moins pénible et surtout beaucoup plus intéressante pour les étudiants.
Nous avions demandé que les étudiants soient accompagnés par des tuteurs en début d’année, chose qui sera effective à la rentrée prochaine avec la création de tutorat d’accompagnement.
Nous avions également demandé que les étudiants soient suivis individuellement par leurs enseignants, ce sera également chose faîte l’an prochain avec la mise en place de la réorientation active où chaque étudiant passera un entretien individuel en fin de semestre, pour savoir si il a choisi la bonne filière, si il a des lacunes particulières et ce qu’il souhaite faire plus tard. Cette méthode permettra aussi de tisser des liens plus forts entre l’étudiant et ses enseignants, ce qui est gage de qualité et de réussite.
Enfin, la construction du Projet Personnel Professionalisant (PPP) aura pour but de montrer à l’étudiant ce qu’est le monde dans lequel il souhaite évoluer professionellement et de profiter de l’expérience et de conseils de professionels, mais aussi à travailler en équipe.
La seconde année de ce plan est appelée année de consolidation au niveau L2.
Le renforcement des acquis et la maîtrise des langues étrangères et des TIC pourraient être maintenues en L2.
Cependant, l’année L2 aura un véritable renforcement de la spécialisation disciplinaire.
Cette L2 aura pour objectif de faire découvrir le monde professionel aux étudiants (séminaires, forums…).
La dernière année de licence L3 deviendra la véritable année de spécialisation.
En effet, il y aura un véritable renforcement de la spécialisation disciplinaire.
Mais la L3 devrait voir aussi une mobilisation des bureaux d’insertion afin de permettre à l’étudiant de finaliser son PPP.
Cette année se consacrera également à des rencontres avec des professionels, à des stages professionalisants… afin de faciliter l’insertion professionelle des étudiants après leurs licences.
Le huitième et dernier point concernait les questions diverses.
Nous avions rencontré le VPCEVU pour débattre en amont de ce CEVU pour débattre de l’assiduité en cours, des universités numériques, du plan des cours en ligne et du suivi personnalisé des étudiants (ce point se rejoignant avec le point 7 a été traité en même temps que ce dernier).
Du débat sur l’assiduité des étudiants ressortent plusieurs points que nous vous exposerons dans un prochain article.
Voici ce que nous avions fait inscrire à l’ordre du jour à propos de la mise en ligne des plans des cours.
L’intérêt de mettre tous les plans des cours en ligne est multiple.
Tout d’abord, cela permettrait d’accroître l’attractivité de l’Université et d’attirer les étudiants les plus studieux. En effet, pour des étudiants qui travaillent et souhaitent réussir, avoir avant le plan du cour avant d’y aller leur permettrait de pouvoir préparer le cours à la maison, leur faciliterait la prise de notes pendant le cours et leur permettrait d’approfondir leur cours à la fin de celui-ci. Cette mesure qui ne serait accessible qu’aux étudiants choisissant de suivre leurs cursus à l’Université de Corse grâce à l’ENT, nous permettrait d’avoir de meilleures formations et une plus grande reconnaissance internationale de ces dernières.
De plus, cette mesure permettrait aux étudiants salariés qui ne peuvent pas assistés aux cours d’avoir une base sur laquelle travailler, ce qui pourrait leur permettre de passer leurs diplômes dans de bonnes conditions et, une fois diplômés, d’avoir acquis toutes les compétences nécessaires pour ce qu’ils souhaitent faire. Il ne faut pas oublier que la conjoncture économique actuelle oblige de nombreux étudiants corses à travailler en marge de leurs études pour pouvoir vivre, et il ne faut pas les abandonner mais leur permettre de travailler lorsqu’ils rentrent du boulot afin de pouvoir obtenir leurs diplômes et ainsi s’insérer dans le tissu socioéconomique insulaire.
Il est clair que cette mesure sous entend une nouvelle charge de travail pour les enseignants, mais cela permettrait d’améliorer considérablement l’offre de formation de l’Université et les conditions de travail des étudiants. Et ces deux objectifs se doivent d’être une des priorités des enseignants de l’Université à notre sens, car c’est l’essence même du métier d’enseignant. Nous ne pensons pas que le taux d’absentéisme augmentera avec cette mesure car les étudiants sont des adultes responsables qui ont choisi de faire des études pour trouver du travail, et pire que le taux d’absentéisme à l’Université (pas seulement la notre) d’aujourd’hui, ce n’est pas possible.Et voici ce que nous avions fait inscrire pour l’Université Numérique.
Sur le modèle de certaines Universités notamment américaines ou anglaises, nous avons pensé à un concept d’Université numérique.
Si tous nos campus sont équipés du Wifi et disposent de bornes Internet, nous pouvons encore faire mieux.
En effet, nous pourrions faire une carte étudiante numérique avec un code magnétique. Cette carte pourrait donner accès aux étudiants aux photocopieuses par exemple, en nombre limité bien entendu et pourrait être aussi utilisée à d’autres fins.
Elle permettrait d’augmenter le nombre de services de l’Université offerts à l’étudiant et ainsi augmenter l’attractivité de l’Université de Corse.
Nous pourrions collaborer avec le CROUS pour que ce soit la carte étudiante de l’Université qui donne accès aux chambres ou au Restaurant Universitaire.
Nous pensons que ce sujet peut être intéressant pour l’Université et qu’il faudrait réaliser une étude pour connaître le coût de telles cartes étudiantes, pour se définir des objectifs en adéquation avec les moyens de l’Université.