Suite à l’annonce de supprimer plus de 10 000 postes d’enseignants dans le secondaire pour réduire la dette de la France, a Ghjuventù Paolina, syndicat étudiant majoritaire à l’Université de Corse, dénonce une logique comptable à court terme, qui sacrifie l’avenir de la jeunesse et compromet l’objectif de service public qui est d’assurer la réussite de tous.
De plus, cette mesure laisse présager un nouveau creusement des inégalités dans notre société, ce qui est inacceptable.
Ce ne sont donc pas les exigences d’un service public de qualité, au service de la réussite de tous les élèves qui priment, mais bien la seule obsession comptable de la France.
Alors que l’Education nationale manque déjà cruellement d’encadrement, et particulièrement dans les collèges et lycées, le Ministre annonce une nouvelle réduction de postes pouvant mener à une inquiétante augmentation du nombre d’élèves par classe et à une dégradation des conditions de vie. Ces nouvelles suppressions vont rendre encore plus difficile les conditions de travail et d’enseignement dans les collèges et lycées.
Si l’Enseignement Supérieur auquel nous appartenons n’est pas le plus touché par ces suppressions de postes, nous pouvons tout de même nous interroger sur l’intérêt d’une telle réforme.
En effet, comment voulez vous que la majeure partie des collégiens et lycéens ait envie d’avoir le baccalauréat afin de poursuivre leurs études à l’Université ou dans des écoles supérieures, si leurs conditions de travail sont exécrables avec des classes surchargées, par manque d’enseignants.
De plus, c’est à cet âge là que se développent l’éveil, la curiosité et l’envie d’apprendre de nouvelles choses chez les jeunes, d’où l’importance d’un système éducatif performant qui se donne les moyens (donc le nombre d’enseignants nécessaires) de donner la meilleure instruction possible à ses jeunes générations.
Alors que l’Education Nationale régresse d’année en année, la seule chose que trouve à faire le gouvernement est de réduire le nombre de postes d’enseignants dans le secondaire, malgré une hausse des effectifs.
Et ensuite, ce même gouvernement se donne pour objectif d’amener plus de la moitié d’une classe d’âge à obtenir une licence à l’Université, c’est à ne plus rien y comprendre, à moins que le gouvernement ait dans l’optique de réduire le niveau des licences…
C’est pourquoi notre syndicat, a Ghjuventù Paolina, en appelle aux élus de la majorité régionale à faire pression sur le gouvernement pour qu’il n’y est aucune suppression de postes dans le secondaire en Corse.
Nous sommes prêts à nous mobiliser avec les syndicats d’enseignants, de parents d’élèves, les lycéens pour répondre de façon unitaire à cette mesure inadaptée et antisociale.